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le 26/02/2017 :  2

Les photos sont pas top mais d'une, je ne suis pas photographe et de deux, je n'ai presque pas dormi depuis 24h.

Arrivée en Corée après un voyage qui finalement s'est bien passé.

Je m'étais formatée pour un trip long et pénible et finalement, malgré mon dos qui a gardé la forme du siège de l'avion (j'ai oublié mon coussin dorsal spécialement acheté pour le voyage à la maison !).


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Je n'ai même pas râlé un tout petit peu. Je perds de ma superbe avec le temps !!
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Séoul,
ville immense qu'on s'est contenté de contourner via un pont traversé en 12 minute en bus (c'est dire la longueur de l'ouvrage !). Les paupières sont bien lourdes ce soir mais il faut tenir encore un peu pour se mettre à l'horaire locale. (8h de décalage avec Paris)


21/02/2017 :

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Bilan de la saga Autrichienne : C'est fou comme parfois notre cerveau puise dans l'imaginaire des barrières insurmontables, érige un mur de pression, une montagne de stress pour finalement contempler son oeuvre d'un air dubitatif lorsque l'échéance est passée.
C'est un peu comme ça que je définirai mon état d'esprit à l'heure d'aujourd'hui.

Lorsque j'ai passé la frontière, rempli mes yeux des montagnes de mon enfance et passé le seuil de ma porte, je me suis sentie d'un coup plus légère. A la fois soulagée et lasse, hésitant entre heureuse et déçue mais surtout malade !
Et oui, je n'ai pas tenu le coup et la maladie s'est infiltrée dans les espaces faibles de ma carapace.
Ce qui ne me laisse pas le choix entre du repos et du repos.
Ces mondiaux me paraissent déjà loin. Comme si je m'étais effacée pendant 15 jours, rompant la gangue de ma chrysalide  pour laisser sortir un papillon un peu moins beau, un peu moins solide, un peu cabossé mais décidé à continuer son chemin avec ses petites ailes vers de plus belles fleurs.

Bref, pour mettre un terme à toutes ces métaphores, j'ai couru durant tous les mondiaux après le succès, après l'idée de la perfection, après les fastes des saisons passées sans jamais me concentrer sur moi, sur des choses concrètes, sur des gestes souples et libérés... J'ai été crispée, sur les skis mais surtout derrière mon arme, la tête plongée dans une multitude de mots et de réflexions n'aboutissant nulle part.
J'espère que je saurai en tirer profit pour à l'avenir rester plus simple, plus humble et surtout pour rester moi, Marie, avec les armes du moment, être capable de ne rien inventer de plus que ce que je suis à même de donner le jour J. Quelque soit la forme physique, regarder la vie avec des yeux gourmands et rester consciente de la chance que j'ai de pouvoir vivre ces moments qui me manqueront bientôt.

Merci à tous pour les encouragements nombreux, les déplacements en Autriche et les drapeaux français. Merci de nous suivre dans ces nombreux voyages qui restent avant tout des aventures humaines.
A présent j'essaie de me reposer et de me soigner avant le départ pour ces jours d'avions (on ne compte même plus en heures !!) déjà samedi... à peine le temps de faire des lessives et de tout remettre dans le sac.
A bientôt, Marie
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le 18/02/2017 : 
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Parfois, tomber sur la tête remet les idées en place. Le relais d'hier m'a réconcilié avec cette semaine. Parce qu'il a été partagé dans la joie, parce qu'à l'arrivée tout le monde avait le sourire, parce qu'il permet aussi de rester humble et que chacune d'entre nous à conscience de la fragilité de cette médaille.

Une toute petite balle en plus hors des cibles et pschit !!
La médaille en chocolat nous tendait les bras !!

Ce bronze nous sied donc à merveille, après deux semaines de soleil radieux il colore enfin nos visages apaisés !!
Il est temps aussi de remercier tous les spectateurs, tellement de français dans les tribunes que je n'entends même plus mes parents !! Merci à vous tous d'être venus nombreux, c'est très agréable de se sentir pousser par un public enthousiaste !


Demain dernière course avant le retour à la maison, j'avoue appréhender cette dernière montée, ces 20 balles à abattre, ce combat à mener......
Ben oui, je reste un peu feignasse et mes jambes rouspètent déjà à la vue de la ligne de départ !

Marie


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Relais feminin médaille de bronze



15/02/2017  : L'individuel féminin
Difficile de trouver les mots quand on ressemble à une passoire tellement trouée que le regard se vide de toute expression.
Je ne suis pas armée pour lutter contre mes pensées.
Mon cerveau est trop petit, trop poreux. Je me laisse submerger de partout. Je me perds et ne sais même plus par quel bout reprendre le dessus.
Voilà. Ce soir c'est dur. Le clou est enfoncé profond et l'arrière goût est amer.
Aucunes excuses, aucune envie de sourire, juste une colère sourde envers moi-même et une déception cuisante qui me laisse des traces.
Marie